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Selon la tradition un comte d’Auvergne l’aurait faite ériger au XIIème siècle. Centre de pèlerinage, elle s’agrandit peu à peu et fut restaurée au XV, XIXème siècles et plus récemment en 1991.

Ce petit édifice de style roman a porté plusieurs noms: La Chapelle du cimetière, Chapelle Notre Dame du Bon Secours, Chapelle des Marchands en 1762 et enfin Notre Dame de la Visitation (d'après les registres paroissiaux). Au dessus de l'abside se dresse un clocheton hexagonal percé de six baies. Daté également du XIIème, c'est en réalité l'ancienne lanterne des morts de la vieille église de Crocq qui s'élevait près des Tours. Sur le côté sud, les deux portes sont surmontées d'arcs en accolade postérieurs au XIIème siècle.

 

 


 

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Ce petit édifice de style roman se nomme Notre Dame de la Visitation d'après les registres paroissiaux. Clément de Feuillette ayant fait ériger la Halle actuelle en 1772, l'appellation Chapelle des Marchands en 1762 suggère la présence d'une ancienne Halle ou l'existence d'une importante confrérie marchande. Vers 1830, la famille Cornudet des Chomettes, propriétaire, transféra le cimetière établi autour en son emplacement actuel. Elle fit agrandir une des petites chapelles pour servir de sépultures. Joseph Cornudet des Chomettes, sénateur d'Empire et son fils Etienne-Emile, député et Pair de France y reposent. En 1989, elle en fit don à la Commune de Crocq.

 

Roy-Pierrefitte (historien du XIX ème) rejoint la légende et fait remonter son érection à la fin du XII ème, début du XIII ème. Il se base pour cela sur le cordon de figurines ou modillons, sous la toiture. Il convient de remarquer diverses têtes humaines et animales et une feuille d'acanthe. A noter deux gargouilles.
Viollet le Duc, dans son Encyclopédie médiévale, date l'apparition des gargouilles au début du XIII ème. Ceci confirme la date de fondation de la chapelle. Il affirme également qu'il n'y aurait pas deux gargouilles identiques en France. Elles marquent les points saillants d'un édifice et en font ressortir la verticalité. Taillées hardiment et avec force par des artistes à la main, elles rejettent l'eau.

Au fil des siècles elles se chargeront de détails et prendront un caractère d'étrange férocité jusqu'à devenir des chimères au XVI ème. Au dessus de l'abside qui est certainement une adjonction, se dresse un clocheton hexagonal percé de six baies , en bardeaux de châtaignier.

Daté également du XII ème, c'est en réalité l'ancienne lanterne des morts de la vieille église de Crocq qui s'élevait prés des Tours. Suite à la démolition de cette dernière, la lanterne fut démontée pierre par pierre et transférée. Les chapelles peuvent être considérées comme des adjonctions. Sur le côte sud les deux porte sont surmontées d'arcs en accolade postérieurs au XII ème.

Un clocher-mur à fronton triangulaire surmonte la façade ouest, percée d'un oculus et d'un portail. Le tore encadrant ce dernier repose sur deux modillons. Le gauche avec une tête, celui de droite avec trois têtes. Elles doivent représenter le maître d'oeuvre, les donateurs, les sculpteurs.

 

 

 

 

 

La nef est en berceau, flanquée de deux chapelles à berceaux transversaux en plein cintre à droite, brisés à gauche. A noter la clé de voûte de l'abside, sur les piliers les quinze mascarons. Les visages souriants ou tristes peuvent immortaliser des personnages ayant oeuvrer à la construction ou à sa conception. Le bonnet conique ou mitre est la coiffe des évêques. A gauche de la porte d'entrée, une crédence avec un arc à accolade et deux mascarons. Au dessus de la porte un vitrail représentant la Vierge à l'Enfant. Les deux autres vitraux sont en continuité de lecture et représentent la naissance de la Vierge, l'Annonciation, l'acceptation de l'Enfant ,et la visitation.

Un panneau en bois sculpté représente l'Annonciation, un autre la Nativité. Le lutrin à la tête d'aigle, exposé à l'écomusée, avait sa place dans le choeur et devait avoir pour auteur le même artiste que les panneaux. Le retable en bois avec le tabernacle incrusté, date de 1661. Les stalles du choeur sont de style XV ème siècles.

 

 

 

 

Deux bénitiers, un très simple, l'autre en granite, orné de sculptures en bâtons brisés. Avant le XII ème, ils étaient à l'extérieur des églises, en métal (bronze), et posés sur des socles de pierre. Les besoins en métaux (fabrication de canons, par exemple), furent la cause de leur disparition. Au XII ème, d'une facture très simple, ils font partie du mobilier, à l'intérieur. Au XIII ème, ils sont même creusés dans les piliers ou incorporés à la construction. Au XIV ème, ils reprennent l'apparence de meubles, avec au fil des siècles des ornements sur le piédestal, la cuve et même dans la cuve. A la renaissance il sont en marbre. Certaines tombes en possédaient également, dans les cimetières entourant les églises.

 

 

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La statue de Notre Dame de Crocq est en bois polychrome et date du XII ème. Elle a été restaurée par marouflage en 1991. Vêtue de sa robe blanche, confectionnée par les paroissiennes, elle est portée en pèlerinage le 1er dimanche de Juillet de chaque année, le long du chemin de ronde extérieur de l'ancien chateau-fort.

Des ex-voto manifestent, ainsi que de nombreux cierges, la reconnaissance et la foi en la protectrice de Crocq.

 



Le Triptyque de St Eloi qui représente des scènes de sa vie est une peinture à l’huile sur bois de chêne avec sur le volet central trois scènes et sur chacun des volets latéraux deux scènes sur une longueur de 4.50 m.

 

 

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Les panneaux représentant la conception d’Eloi avec la vision de l’aigle, la naissance d’Eloi et la prédiction du mage, la présentation de l’apprenti à Clotaire II par l’orfèvre royal Bobon, le miracle des selles, charité de St Eloi et guérison des malades, St Eloi est sacré évêque de Noyon, le convoi funèbre de St Eloi.

 

Constituant un élément majeur du patrimoine de Crocq, le triptyque a été classé le 3 mai 1904.

Il peut être admiré tous les jours dans la chapelle Notre Dame de la Visitation.